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ce qu’il faudrait écrire...(numéro 2)


Michel LEGRIS


Doit-on écrire « par contre » ou « en revanche » ?

Pour ne fâcher personne, pour respecter une langue surveillée, il est de loin préférable de ne pas utiliser par contre.

Pour quelles raisons ?

Parce que la coalescence de deux prépositions n’est guère heureux.

Parce que l’expression par contre est historiquement l’amputation Voltaire dixit !-de l’expression commerciale par contre-envoi.

Parce que son usage est condamné par les puristes depuis très longtemps et qu’il vaut mieux dans une correspondance faire comprendre à son interlocuteur qu’on est bien au courant de la proscription !

En conséquence : utilisons en revanche ou pourquoi pas le délicieux –et archaïsant- nonobstant…J’adore !


Pallier ne s’utilise pas comme Parer !

J’avais une proviseure –que j’adorais- qui démontrait en chacun de ses discours le caractère éléphantesque de sa mémoire des êtres et des choses. Tout le monde l’admirait…

Pourtant, elle avait l’habitude de faire suivre le verbe pallier de la préposition à (ex. : *Comment va-t-on pallier à l’inconséquence de cette famille ?i). J’avais mal pour elle et n’osais intervenir…

Lui dire que pallier était un verbe transitif direct qui interdisait l’usage de à (comme on le ferait avec le verbe parer) était une tâche insurmontable. Il aurait fallu qu’elle nous dise : Comment va-t-on pallier l’inconséquence de cette famille.

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